Le diagnostic gaspillage alimentaire, en quelques mots ?
C’est une action de sensibilisation concrète qui permet d’impliquer les utilisateurs d’une cantine autour d’un enjeu majeur : le gaspillage alimentaire.
Pourquoi est-ce si important aujourd’hui ?
En 2023, le gaspillage alimentaire représentait 3,8 millions de tonnes de déchets issus des parties comestibles (aliments encore emballés, restes de repas, etc.), soit 55 kg par personne. Derrière ces chiffres, il y a aussi toutes les ressources gaspillées pour produire ces aliments finalement jetés : eau, énergie, transports… Il faut endiguer ce problème ! C’est un enjeu majeur pour la planète et nos portefeuilles.
Comment se déroule un diagnostic ?
D’abord, un temps d’échange et de visite des lieux. Puis une première phase de pesée des restes de repas servis et des
aliments jetés non servis. Un premier retour permet d’établir une feuille de route avec des actions à court, moyen et long terme. Deux nouvelles phases de pesées suivent, avec des suivis des indicateurs, des points d’étapes et ajustements. L’objectif : mesurer les progrès et ancrer les bonnes pratiques.
Qui est impliqué ?
Tout le monde ! Les enfants bien sûr, mais aussi les enseignants, le personnel de cantine, le personnel d’animation au temps méridien, les prestataires de restauration. La réussite repose sur l’engagement collectif.
Quels bénéfices observez-vous ?
Les établissements réduisent leurs dépenses inutiles et le gaspillage est évité. Dans une école, par exemple, nous nous sommes rendus compte que le pain était commandé en trop grande quantité : le simple ajustement du grammage a permis de réduire significativement le gaspillage.
Quelles solutions recommandez-vous souvent ?
L’installation d’un site de compostage est très pertinente pour valoriser les déchets inévitables. Autre action efficace : adapter les portions à l’appétit des enfants (petite, moyenne ou grande faim).
À qui s’adresse ce dispositif ?
Ce dispositif s’adresse principalement aux écoles maternelles et primaires.