Collecte et Traitement des déchets ménagers
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Impact des activités et moyens de maîtrise

Soucieux de respecter l’environnement tout en gérant au mieux les déchets du territoire, le SMITOM-LOMBRIC a identifier les différents aspects sur lesquels ses activités pouvaient avoir un impact.

Plan de prévention environnemental

Dans le cadre de son suivi environnemental, le SMITOM-LOMBRIC a planifié sur une durée de 10 ans un programme de surveillance de l’impact des rejets atmosphériques aux environs de l’UVE. Ce suivi complète les dispositions des systèmes Coper Diox® et Coper Diox Environnement®.

Dans ce programme, deux méthodes de biosurveillance1 sont utilisées :

  • la biosurveillance passive : analyse sur les mousses (bryophytes)
  • la biosurveillance  active : analyse sur des ray grass

Les analyses de ces deux matrices végétales sont réalisées tous les 2 ans par un bureau d’études indépendant. Un nouveau point zéro a été défini en 2009 et la dernière campagne d’analyse a été réalisée au printemps 2013. 

1 La biosurveillance consiste à utiliser la capacité de certaines espèces végétale à accumuler les polluants.

Surveillance de la contamination historique des sols

Tous les 5 ans, conformément à l’arrêté d’exploitation des installations du CIVIS 77, le SMITOM-LOMBRIC fait analyser des échantillons de sol prélevés autour de l’UVE de Vaux-le-Pénil. Cela se fait selon un protocole scientifique précis afin de comparer l'évolution.

Le sol étant une matrice conservant l’historique des pollutions, la mesure de la concentration des dioxines et des furanes ainsi que des métaux lourds dans les sols permet donc le suivi d’une contamination historique des sols. Le nouveau point zéro a été mesuré en 2009 et la prochaine campagne d’analyse aura lieu en 2016.

Autres impacts

Impact olfactif

Le hall de réception et de déchargement des déchets ainsi que la fosse de stockage de l’Unité de valorisation énergétique sont maintenus en dépression par aspiration d'air. L'air aspiré est utilisé comme air de combustion. Les molécules malodorantes sont, par conséquent, captées et détruites par leur oxydation complète dans les fours. Ce dispositif permet d'éviter la diffusion des odeurs à l'extérieur des bâtiments.

En outre, afin de garantir la disparition des odeurs, le hall de déchargement est équipé d'un système d'ouverture/fermeture rapide par portes rideaux à ouverture automatique sur présentation des bennes à ordures ménagères.

Impact sonore

Les résultats des dernières mesures acoustiques montrent que le bruit observé autour du CIVIS 77 est principalement généré par le trafic des axes routiers et qu'il est cohérent avec l'activité de la ZAC du Tertre de Chérisy.

Impact du trafic routier

La construction du quai de transfert sur le site de Réau permet de limiter le trafic aux abords du CIVIS 77. En effet, depuis la mise en service de l’installation à l’été 2013, les ordures ménagères des bennes de collecte sont transférés dans des FMA (camions à fond mouvant alternatif). Chaque FMA peut véhiculer le contenu de 2,5 à 3 bennes d’ordures ménagères classiques. Ainsi, le nombre de véhicules se rendant à l’UVE de Vaux-le-Pénil est limité.

Impact sur l’eau

Concernant le rejet des eaux usées, une convention de rejet, étudiée par le délégataire de la gestion de l’eau de la Communauté d'agglomération Melun Val de Seine, définit la qualité des eaux usées acceptées par le réseau public et la station d'épuration de Boissettes. Des contrôles de rejet sont effectués tous les trimestres par l’exploitant des installations. Les eaux industrielles (eaux contenues dans les chaudières de production de vapeur) sont totalement recyclées dans le process. Les eaux pluviales de voirie (pour les déchetteries, les plateformes de compostage et les quais de transfert), quant à elles, font l'objet d'un pré-traitement avant rejet en milieu naturel par le biais, d'un débourdeur/déshuileur qui retient les hydrocarbures et les particules en suspension.

Concernant le CIVIS77, les eaux pluviales de toitures sont collectées de manière séparative et rejoignent un bassin d'infiltration à ciel ouvert qui est contrôlé tous les trimestres. Les eaux pluviales de voiries passent par un séparateur à hydrocarbures et rejoignent un bassin couvert qui est lui aussi contrôlé tous les trimestres.

Les eaux sanitaires rejoignent les eaux usées qui sont traitées par la station d'épuration de Boissettes. Une convention de déversement, signée avec la Communauté d'agglomération de Melun Val de Seine impose des normes de qualité sur les eaux rejetées. Le site est équipé de vannes de barrage qui permettent une rétention intégrale de toutes les eaux susceptibles d'être polluées (déversement accidentel, par exemple, d'un produit polluant au moment de son déchargement).

Impact sur l’air

En dehors de toute autre source de pollution, il faudrait 50 usines équivalentes à celle du SMITOM-LOMBRIC pour atteindre, dans la zone la plus exposée aux retombées, une qualité de l'air ne respectant pas les normes imposées par la réglementation. Au regard de l'étude d'impact jointe au dossier d'autorisation d'exploiter, et du fait d'un procédé de traitement des fumées très performant, l'installation a un impact en accord avec les préconisations des organisations nationales et internationales en terme de santé des populations environnantes. D'autre part, le SMITOM-LOMBRIC a mis en place un système de contrôle permanent des émissions de dioxines et furanes, ce qui était une première en France en matière de prévention des risques liés à l'incinération : les systèmes Coper Diox® et Coper Diox Environnement®. Les équipements utilisés pour le système Coper Diox® ont été remplacé au second semestre de 2014.

Impact paysager

Par Jean-Marie Schimpff (architecte du CIVIS77 de Vaux-le-Pénil)

L’architecture

« Le dispositif que nous avons retenu pour traiter les grands volumes requis par le process, repose sur une approche mimétique destinée à fondre les lignes du projet dans l'écriture du paysage.

D'une part, nous avons feuilleté horizontalement les façades du site pour les insérer dans les strates du paysage. Ceci se traduit par un soubassement minéral prolongé par les portiques reliant tous les bâtiments à une hauteur d'environ 10 mètres qui sera également celle des constructions de la zone d'activités voisine qui entourera le projet.

D'autre part, nous avons terminé les volumes par des mouvements de couvertures en courbes tendues dont les lignes générales obliques sont celles des rives du tertre. Ces courbes tendues sont pour l'œil humain des attracteurs beaucoup plus discrets que les lignes droites. Elles sont exprimées au niveau des rives de toitures dans un matériau clair. Elles seront couronnées par des garde-corps de type « marine », dont le tracé ajouré allégera la transition visuelle avec le ciel.

On appréhende toujours dans une installation thermique la perception des cheminées. Nous avons rendu celles-ci discrètes, d'une part en les ramenant dans le centre des toitures au lieu de les isoler à l'extérieur des bâtiments, d'autre part en enveloppant les fûts dans une double coque de résine grillagée aérienne et légère.

Nous avons complété notre concept par un projet lumière destiné à restituer, la nuit les qualités environnementales que nous avons placé dans son expression diurne. De même que nous avons confié l'aménagement paysagé à un spécialiste, nous avons confié l'étude des projets lumière à Michèle Blanckaert, concepteur lumière, ingénieur École Centrale de Paris. »

La végétalisation

« Comme les constructions doivent se détacher en façade principale Nord sur le tertre boisé, nous avons recherché avec le paysagiste associé au projet, Gérard Mandon, à associer étroitement les plantations aux constructions et à leurs abords en tirant parti des travaux pour réhausser le tertre à sa côte d'origine et rénover son boisement.

C'est pourquoi, nous avons développé le plus largement possible, sur la façade Nord l'unité de valorisation énergétique, les locaux administratifs traités en gradins minéraux successifs constituant des terrasses, garnies d'arbres en pleine terre. On retrouve ce même parti de terrasses plantées sur le centre de tri et sur l'immeuble des bureaux du SMITOM-LOMBRIC. La présence végétale sur ces terrasses apporte un confort et un agrément toujours appréciés, tout en contribuant à relier le bâti à son arrière-plan boisé et à diminuer l'impact des masses bâties dans les vues lointaines.

À l'échelle des vues rapprochées, nous avons conçu des détails architecturaux qui ont pour finalité de relayer le regard en évitant la perception de lignes uniformes trop hautes ou trop longues. La verticalité de la construction la plus haute est rompue par les strates rythmées, par le soubassement, par un bandeau de mignon régnant à la limite du socle minéral et des superstructures, par une coursive d'entretien des lignes de hublots au niveau de la galerie de visite et par des bandes éclairantes horizontales de hauteur contrôlée, afin d'éviter l'impact nocturne de verrières éclairées par le process.

Pour les mêmes raisons de limitation des longueurs horizontales, les rives de toitures perpendiculaires aux longues courbures sont rythmées de becs de bord d'attaque qui contribuent par ailleurs à leur rigidité. Les coloris des matériaux de façade, outre les couvertures traitées dans un blanc opaline non réfléchissant sont choisis dans des tons très clairs destinés à ne pas trancher en sombre sur le ciel pour les parties hautes, traitées en bleu glacier clair ou sur les tonalités naturelles du paysage rural.

Nous avons également travaillé finement l'implantation topographique des ouvrages, pour ménager en limite Nord un bassin paysagé, planté d'essences adaptées qui jouera un rôle de régulation en recevant les eaux pluviales propres des toitures. Nous avons également tiré profit de nos expériences, comme Orisane à Chartres et Arcante à Blois, en obtenant que l'aérocondenseur, ouvrage encombrant et bruyant, initialement envisagé au-dessus du groupe turbo-alternateur, soit implanté au sol dans la partie la plus centrale du projet où le tertre et les bâtiments lui feront écran.

Nos mots d'ordre ont été pérennité, efficacité et discrétion ».