L'Unité de Valorisation Energétique de CIVIS 77
L'incinération nouvelle génération, qu'est-ce que c'est ?
L'incinération est un mode de traitement des déchets par combustion, qui obéit à des normes extrêmement précises. Réglementée et contrôlée par les administrations, elle assure une mission de service public pour répondre aux besoins des administrés.
L'incinération est un élément indispensable de la filière de traitement des déchets : la réalité de notre société de consommation ne permet ni de tout recycler, ni de tout composter. Les ordures ménagères résiduels doivent soit être mises en décharge, soit incinérées. Cette dernière filière permet en particulier de réduire à la portion congrue les résidus ultimes (4% des déchets entrants), récupérer l'énergie issue de la combustion et assurer le recyclage complémentaire des mâchefers en sous bassement routier.
La gestion maîtrisée et contrôlée des déchets ménagers du SMITOM permet de répondre efficacement à tout risque sanitaire.
Sur l'unité de nouvelle génération de Vaux-le-Pénil,
comment fonctionne le traitement des rejets ?
Les nouveaux procédés techniques mis en oeuvre par le SMITOM permettent, conformément à la réglementation et selon des normes extrêmement strictes, de traiter l'ensemble des rejets gazeux ou liquides de manière à ce qu'ils n'aient pas d'incidence sur l'Environnement et la santé des riverains. L'unité de Vaux-le-Pénil présente ainsi des garanties d'hygiène et de protection environnementale. Lors de la construction de l’Unité de Valorisation Energétique de CIVIS 77, un procédé de traitement spécifique des fumées et un système de contrôle en continu des émissions à la sortie des cheminées et des retombées dans l’environnement limitrophe ont été mis en oeuvre par le SMITOM. Il existe deux mécanismes de formation de la dioxine et furanne : - La formation en phase de combustion dite “Phase gazeuse” : Lors de la combustion des déchets, les dioxines se dégagent à partir de composés gazeux imbrûlés. Ce phénomène est directement lié à la présence de composés organochlorés dans les déchets. Au cours de la phase de combustion de l’Unité de CIVIS 77, à environ 1 000° (Obligation réglementaire d’une température supérieure à 850°C pendant au moins 2 secondes), les dioxines et furannes contenues dans les déchets sont détruites. - La formation en phase de refroidissement, dite “Phase hétérogène” : Les dioxines et furannes se reforment en partie en phase de refroidissement des fumées. Cette phase est la source principale des dioxines produites par l’incinération. La reformation des dioxines s’effectue : - A partir d’éléments de carbone et de chlore dans les cendres volantes. - Dans une plage de température comprise entre 250°C et 400°C, avec un pic à 300°C. - En présence de chlorures métalliques (en particulier de cuivre) jouant un rôle de catalyseur. Le CIVIS 77 traite ces dioxines et furannes grâce à l’injection de charbon actif (catalyseur jouant le rôle d’aspirateur pour les molécules de dioxines et furannes). Ce charbon actif est ensuite capté dans un filtre à manches. L’obligation de moyens de traitement des fumées, réglementée par l’arrêté du 25 janvier 1991, est complétée d’une obligation de résultat, par l’arrêté du 20 septembre 2002 avec une valeur limite d’émission fixée à 0,1 ng TEQ/Nm3. Les émissions de dioxines des unités de traitement sont variables dans le temps. Les mesures de prélèvement semestrielles sur une durée de 6 heures imposées par la réglementation ne permettent pas de rendre compte de cette variabilité.
C’est pourquoi, le SMITOM a fait le choix d’installer, dès l’origine de sa propre Unité, un système de contrôle permanent des émissions de dioxines et furannes. Ce système permet de quantifier les flux de dioxines et furannes, émis tout au long de l’année, sur chacune de ses lignes.
- Le traitement des fumées et système breveté de contrôle des effluents gazeux “COPER-DIOX”
Des résultats à la hauteur des technologies présentes dans les installations de l'Unité de Valorisation Energétique du CIVIS 77

L’Unité de Valorisation Energétique du CIVIS 77 de Vaux-le-Pénil est équipée de deux lignes de four permettant de valoriser en énergie électrique les déchets ménagers non-recyclables de nos 67 communes. Ces deux lignes fonctionnent 24h/24 et 7 jours sur 7 et sont contrôlées en continu. Cette unité permet de réduire de 99 % le volume des déchets ménagers au fur et à mesure des collectes, sans avoir à les stocker dans le temps.
Le SMITOM vous propose de découvrir, d’une part, le bilan chiffré des résultats énergétiques de cette unité de traitement et, d’autre part, la moyenne des contrôles mensuels du système “COPER-DIOX” pour l’année 2007.
- Le traitement des ordures ménagères non-recyclables de 2007 a permis de produire 81 319 MWh/an (mégawatt/heure par an) correspondant à la consommation électrique hors chauffage de 20 329 foyers (Couple avec deux enfants), contre 78 781 MWh d’énergie électrique en 2006 et 74 592 MWh d’énergie électrique en 2005.
- Les contrôles effectués sur la qualité des rejets à la sortie des cheminées et sur les retombées environnementales témoignent de l’efficacité des procédés de traitement utilisés sur l’Unité de Valorisation Energétique.
Les résultats mensuels obtenus en moyenne sur l'année 2007, lors de ces contrôles en continu, respectent très largement la réglementation en vigueur :
Ligne 1 : 0,001 ng TEQ/Nm3 Ligne 2 : 0,002 ng TEQ/Nm3
La prestation COPER-DIOX correspond au contrôle permanent des dioxines et furannes à l'émission des 2 lignes de l’Unité de Valorisation Energétique.
Sur les prélèvements mensuels de décembre 2003 à décembre 2007, la moyenne des résultats mensuels sur les deux lignes de l’Unité a toujours été très en dessous de la valeur limite réglementaire fixée à 0,1 ng TEQ/Nm3 par l’arrêté du 20 septembre 2002.
L’efficacité des moyens de traitement utilisés par le CIVIS 77 a permis d’obtenir en 2007 une concentration des dioxines et furannes dans ses fumées à l’émission de l’ordre de 50 fois inférieure à la norme fixée par la réglementation en vigueur.

Le SMITOM a également mis en place une prestation de contrôle permettant d'assurer, sur une durée de six mois, la traçabilité des dioxines dans un rayon de 5 à 8 km autour de CIVIS 77.
L’analyse des retombées accumulées dans les huit jauges fait état d’une quantité moyenne de molécules de dioxines et furannes émises par le CIVIS 77 inférieure à 0,04% de l’ensemble des sources émettrices du secteur.
L'unité de Vaux le Pénil aux normes européennes de 2002 présente-t'elle
un risque pour l'Environnement et la santé des riverains ?
En l'état actuel des connaissances scientifiques, le CPP (Comité de la Prévention et de la Précaution) au sein du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable indique de façon formelle que "pour les riverains vivant à proximité d'une telle unité, le respect des normes d'émission des dioxines entraîne un risque négligeable voir nul pour la santé."
Concernant les émissions de dioxines, l'unité de Vaux-le-Pénil depuis sa mise en oeuvre est largement en dessous des normes en vigueurs fixées à 0,1 ng/Nm3. Sur les prélèvements mensuels de décembre 2003 à décembre 2007 effectués sur l'unité, la moyenne des résultats mensuels sur les deux lignes de l’Unité a été de 0,0025 ng/Nm3, soit très en dessous de la valeur limite réglementaire fixée à 0,1 ng/Nm3 par l’arrêté du 20 septembre 2002.
Cette norme apporte selon les experts scientifiques toutes les garanties sanitaires requises.
L'incinération est l'une des activités industrielles les plus surveillée. Les scientifiques, experts de l'impact sanitaire, qui ont étudié les risques d'une unité de nouvelle génération comme celle de Vaux-le-Pénil, concluent que les conséquences pour la santé, des émissions conformes à la réglementation européenne, peuvent être considérés comme négligeables en regard des autres risques encourus dans la vie courante.
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