Collecte et Traitement des déchets ménagers
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Agenda 21

En 2009, compte tenu de l’impact de la gestion des déchets sur l’environnement, des obligations réglementaires et de son rôle comme acteur du territoire, le SMITOM-LOMBRIC s’est engagé dans un Agenda 21 institutionnel – projet de développement durable portant sur les compétences, les activités et le service public rendu par une collectivité.

Déclinaison concrète des recommandations faites lors du troisième Sommet de la Terre, L’Agenda 21 offre un cadre de travail permettant de rendre lisible et cohérent l’ensemble des projets du syndicat en faveur du développement durable et de mettre en œuvre localement les concepts qui en découlent. En ce sens, l’Agenda 21 est la « colonne vertébrale » stratégique du SMITOM-LOMBRIC depuis laquelle se déclinent des actions intégrant les 3 principes du développement durable : l’environnement, le social et l’économie.

L’Agenda 21 est l’outil de planification qui permet au SMITOM-LOMBRIC d’élargir sa stratégie de protection de l’environnement à la mise en œuvre d’une stratégie globale prenant en considération les éléments du développement durable. C’est également un programme qui porte sur l’ensemble des compétences et des activités du syndicat ainsi que sur le service public rendu par la collectivité.

Cet investissement, notamment en matière d’environnement, n’est pas nouveau. En effet, le SMITOM-LOMBRIC a déjà pris des engagements forts à travers sa politique qualité-sécurité-environnementale, la mise en œuvre d’un Système de management de l’environnement certifié ISO 14 001 et l’évolution de ce programme vers un Système de management intégré.

Développement durable

Le concept de développement durable naît en 1987 à l’initiative de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, sous l’égide des Nations unies, et est défini comme suit dans le rapport Brundtland :

 « le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Deux concepts sont inhérents à cette notion :

  • le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité,
  • l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ».

Dans le rapport Brundtland, les notions de croissance et d’environnement ne sont pas opposées. Au contraire, il est suggéré de définir un nouveau mode de développement agissant sur l’économie et le social et qui serait compatible avec le respect de la planète. Le schéma ci-dessous illustre cette idée.

Le développement durable est donc un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

6 axes stratégiques et 24 actions pour une gestion durable du syndicat

Le diagnostic du territoire a permis de mettre en évidence des axes stratégiques à poursuivre dans le cadre de la démarche Agenda 21. Ce diagnostic a été partagé avec les adhérents, les communes et les partenaires du SMITOM-LOMBRIC au cours de groupes de travail. Les échanges qui se sont tenus au cours de ces groupes de travail ont permis de valider les 6 axes stratégiques suivants :

  • AXE 1 : Réduire l’empreinte environnementale des activités du SMITOM-LOMBRIC
  • AXE 2 : Faire du SMITOM-LOMBRIC une collectivité exemplaire
  • AXE 3 : Développer une stratégie durable
  • AXE 4 : Promouvoir l’insertion sociale dans les activités du SMITOM-LOMBRIC
  • AXE 5 : Promouvoir les échanges d’expériences et la solidarité entre les collectivités du territoire
  • AXE 6 : Promouvoir une stratégie de communication

En outre, le SMITOM-LOMBRIC et ses partenaires ont définis 24 actions à mettre en œuvre dans le but d’accroître la durabilité de la démarche du syndicat.

Ces 24 actions sont détaillées dans le livret téléchargeable ci-dessous.

Lumière sur des projets déjà réalisés

Le SMITOM-LOMBRIC n’a pas attendu la formalisation d’un plan d’action Agenda 21 pour se lancer dans une démarche durable. Depuis l’adoption de ce projet en 2009, des actions ont été initiées comme la construction d’une recyclerie, la co-génération de l’Unité de valorisation énergétique (UVE), la construction de quais de transfert ou encore la création d’une Éco-team.

La construction d’une recyclerie

En partenariat avec l’association d’insertion AIP REFON, le SMITOM-LOMBRIC a construit une recyclerie : la Recyclerie du Lombric. Le but cet établissement est le détournement d’objets valorisables, comme des meubles ou de l’électroménager, de la filière de traitement des déchets. Pour ce faire, ces objets sont collectés, remis en état puis vendu à bas prix.

L’exploitation de la Recyclerie du Lombric a été confiée à l’association AIP REFON qui a créé, pour assurer son fonctionnement, une dizaine d’emplois non délocalisables et à caractère social (réinsertion de personne en difficulté).

La co-génération de l’UVE

L’Unité de valorisation énergétique (UVE), grâce à l’entrainement par la vapeur d’une turbine et d’un alternateur, permet une production annuelle d’électricité d’environ 80 000 MWh, soit l’équivalent de la consommation électrique hors chauffage de 20 000 habitants. En 2011, afin d’augmenter cette performance, le SMITOM-LOMBRIC a raccordé son installation à l’échangeur thermique de la ville de Melun et à ainsi augmenté sa production de 18 000 MWh, soit l’équivalent de la consommation en chauffage et eau chaude sanitaire de 3 000 habitants.

La construction de quais de transfert

Afin de limiter le transport des déchets par les bennes à ordures ménagères, le SMITOM-LOMBRIC a construit trois quais de transfert sur son territoire. Ces quais de transfert ont été construits pour les adhérents les plus éloignés du site de traitement de Vaux le Pénil.

Des bennes à ordures plus respectueuses de l’environnement

Le SMITOM-LOMBRIC organise la collecte des ordures ménagères et la collecte sélective pour 27 communes de son territoire. C’est dans le cadre de la gestion de cette compétence qu’il a été demandé aux prestataires de service de doter leurs flottes de bennes de collecte répondant à la norme EURO 5. Cette dernière, relative aux émissions de polluants gazeux comme le dioxyde d’azote, fixe des seuils à ne pas dépasser pour les véhicules à moteur en vue de limiter la pollution liée au trafic routier.